Semi des Olonnes, 1 an plus tard. Objectif : Moins de 2h15 !


Hello ! 
🙌

Vous savez ce qu'on dit : "Jamais deux sans trois". Me voila inscrite à mon troisième semi-marathon. J'ai failli faire celui de Bordeaux de nuit le 25 mars, puis celui de Nantes le 22 avril et finalement je reviens sur celui des Olonnes, un an plus tard, je suis de retour sur ce parcours qui m'avait tant plu l'année dernière. Il restera toujours particulier pour moi, c'est la ville dans laquelle je suis devenue semi-marathonienne. Ce n'est pas rien quand même ! 
💪

Depuis un an, beaucoup de choses ont changé. Mais une chose a duré : la régularité dans mes entrainements. Je cours désormais au moins deux fois par semaine, sorties auxquelles j'ajoute des entraînements de rugby et des séances de natation. Je me sens donc en pleine forme -physiquement- pour aborder le semi des Olonnes, en confiance. En plus, j'ai arrêté de fumer depuis le 20 avril, depuis un mois donc. Je le sens dans mes jambes, dans ma tête et mon coeur, rien ne pourra, cette fois m'empêcher d'atteindre mon objectif. Pourtant....

M-4 : A quelques mois de franchir la ligne de départ aux sables d'olonnes, je vois des progrès significatifs dans mes runs. J'ai atteint un objectif derrière lequel je cours (jeu de mot, tu l'as, tu l'as ???) depuis longtemps : tenir sur des longues distances à 10km/h. C'est chose faite. En effet, sur mes derniers longues sorties, je tourne autour de 5'45/km et 6'10/km. Vitesse qui me faisait rêver il n'y a pas si longtemps. Bref, cette belle progression, je la dois à ma régularité, ma persévérance mais aussi grâce à mon entourage. Tous ceux qui sont venu courir avec moi, tous ceux qui m'ont prouvé que j'étais capable d'aller plus vite et tous ceux qui m'ont appris à progresser.
 💘
A tous ceux-là, un premier merci
 💘


Le genre d'entrainements qui donnent envie de courir, encore. 😍


Quelques mois avant le 20 mai, je me lance donc un programme d'entrainement. Au menu : de la course, de la course et encore de la course. Un peu de fractionné et vers à la fin du programme, des sorties plus longues. La dernière à 7 jours avant le départ : 16,5km, qui se sont bien déroulés même si ça commençait à tirer à la fin... 




S-1 : A une semaine du semi, je sens le stress qui monte. Plusieurs raisons à cela. D'abord parce que j'ai le souvenir de Niort en tête (bientôt ma revanche ?). J'ai vécu ce semi comme un échec et les erreurs que j'ai pu commettre à Niort, j'ai peur de les refaire ici, notamment ce satané point de côté !  D'autant plus que pour la première fois je vais faire cette course seule. Marie-Morgane et Olivier -qui courent régulièrement- essaient de me rassurer comme ils peuvent. Olivier s'est aussi inscrit sur le semi des sables. Il ne montre pas qu'il est stressé, sans doute pour ne pas m'inquiéter davantage. Les deux m'aident à regagner confiance. Particulièrement Marie-Morgane qui a su me faire "déculpabiliser" quand j'ai commis des petits écarts (fumer deux-trois clopes à J-2 alors que j'avais pas fumé depuis quelques semaines...).
😱

Je m'inquiète lors de ma dernière sortie le mercredi. Je suis très lente et ne parviens pas à courir plus de 5km.. Les jambes fatiguent sans doute. De l'avis général et surtout du mien, je décide de ne rien leur demander de plus d'ici 10h dimanche ! 

Vendredi (J-2) : Pour me rassurer et pour n'avoir à penser qu'à ma course, je commence à gérer l'organisation. En ce week-end de Pentecôte, je retrouve tous mes cousins et cousines (la fameuse famille bécot) à la Tranche-sur-mer. Je prépare donc mon sac "cousinades" et mon sac "semi".
Je fais les courses pour le repas du samedi soir et pour le petit-déjeuner.

Samedi (J-1) :
A bicyclette pour aller chercher nos dossards !  
Je quitte la Tranche-sur-mer et donc ma famille au complet (papa, maman, Clémence, Dadou, Clovis, Noé, Marius mais aussi tous mes cousins et mes oncles et tantes). J'ai mangé avant tout le monde et je prends désormais la direction des sables d'Olonnes, à 45 minutes en voiture. Je veille à ne rien oublier. Maman me prête sa montre, merci 💕. Il est l'heure,  la boule au ventre je prends mes clefs de voiture. Ma famille m'encourage. Ils ont l'air de croire en mes capacités. Je crois. J'avoue qu'en partant, je perds ma lucidité. Le stress est fort, j'ai hâte d'arriver aux Sables d'Olonnes. Avec Marie-Morgane, Lilian et Olivier, nous avons loué un appartement pour être plus prêt du départ.  Nous nous donnons donc rendez-vous la-bas pour aller chercher nos dossards.


Séance photo sur la plage : "Fais semblant de courir" 
Une fois que nous sommes tous les 4 réunis, nous prenons les vélos pour rejoindre le stade et donc pour récupérer les dossards. En allant au stade, nous pédalons sur une partie du parcours de demain. Je montre à Olivier les endroits où il y aura de l'eau, les endroits où nous ferons demi-tour. Les images d'il y a un an me reviennent. Je me rappelle à quel point j'avais aimé cette course. 
Nous récupérons nos dossards. Le cadeau top : un sac à dos. Plusieurs magazines de running sont à disposition, j'en prends quelques uns qui me paraissent utiles à l'heure qu'il est : 
- Courir un semi-marathon
- Que manger avant une course
- Comment courir quand il fait chaud..
Bon, il s'avère que les articles ne sont pas toujours très pertinents. Enfin, on va dire que j'ai rien appris. Je savais déjà qu'il fallait pas trop manger le matin du départ et boire de l'eau pour pas avoir trop chaud.. Rien de transcendant donc. 



La petite photo après avoir récupéré nos dossards. 

Une fois nos affaires récupérées, nous partons boire un verre puis nous nous posons sur la plage. Je suis bien avec eux-trois. Je suis heureuse qu'ils soient là. 
Après une ou deux séances photos, nous retournons à l'appartement pour manger les fameuses pâtes carbo. The last one
La soirée se termine par quelques parties de ..... UNO !  






















Dimanche (J-J) : Reveil 6h30. Je prends le petit-déjeuner avec Olivier. Ensuite, je sais qu'il va falloir que je fasse caca... 💩  J'y parviens, deux fois (Toujours ce petit moment glamour que  vous attendiez tant, n'est ce pas?). Après avoir fait caca donc, je me rendors, 30 minutes. Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Je me sens moins en forme en me réveillant et surtout j'ai faim ! Mais c'est trop tard, il est l'heure de partir. Lilian et Marie nous encouragent une dernière fois. Notre tenue est enfilée, notre dossard accroché, nous voilà sur nos bicyclettes direction : la ligne de départ. 




En arrivant, nous nous échauffons cinq minutes, très lentement. Olivier semble stresser davantage que dans les jours précédents. Nous approchons de la ligne de départ quand tout à coup je m'aperçois que j'ai oublié de prendre mon caillou (pour des explications, lire l'encadré ci-après.) ! J'y ai pensé toute la semaine, il est dans la voiture. J'avais même dit à Olivier de m'y faire penser. Le stresse monte, il faut que nous trouvions un caillou. Je cherche je n'en trouve pas. Olivier m'en trouve deux, ils sont parfaits. J'en mets un dans ma poche et je garde l'autre dans la main. Je ne le sais pas encore mais je ne lâcherai que 2h plus tard...

Les explications sur le caillou : Depuis plusieurs semaines, à chaque fois que je fais une sortie longue (c'est à dire plus de 12 kilomètres), sur le parcours je ramasse un caillou assez gros. Que je garde dans la paume de ma main droite toute la course. Dès que je sens un point de côté pointer (jeu de mot encore BRAAAAH), je sers fort mon caillou. Cette technique, qui est surement psychologique, je l'ai trouvée suite à ma contre-performance du semi de Niort. Hors de question pour moi, de me faire arrêter par un point de côté ! 

Olivier veut se rapprocher pour le départ. Je préfère rester derrière. Nous décidons de nous séparer en nous souhaitons une bonne course. 
Je suis désormais seule, dans 5 minutes le départ va être donné. Je sens une odeur familière dans l'air, une participante est en train de se fumer une clope... 

💀😩🙈🙅😷

Incroyable mais vrai. Bref, je fais de petits exercices de respiration et essaie de me concentrer sur ma course. "Ne pars pas trop vite"; "fais attention à ta respiration pour le point de côté"; "sers fort ton caillou". 

LA COURSE : 

PAN !!!!!!! Le départ est lancé 🔫
J'ai le parcours en tête, une petite boucle et deux grandes boucles. C'est parti. 

La petite boucle : Je prends cette première boucle de 2km comme un échauffement. Je me cale sur un rythme correct. Pas trop lent mais pas trop rapide. 

Kilomètre 3 : C'est la fin de la petite boucle, je démarre donc la grande boucle de 9km. Je me sens bien. Devant moi, un groupe de plusieurs personnes. Derrière moi : personne. Je me dis que je ne dois pas m'isoler, qu'il faut que je m'accroche au groupe de devant. Je donne donc un petit coup d'accélérateur pour les rattraper. Ce que je fais rapidement. Il y a : "le monsieur à la casquette blanche" et "le couple bleu et rouge". Ce sont ceux que je retiens, ceux que je ne dois pas lâcher. Ils ont un rythme un peu plus soutenu que le mien. Je me rends compte que je ne parviendrai pas à les doubler. En revanche, je me dis qu'ils vont me servir de lièvres, que je dois me caler sur leur rythme. C'est ce que je fais. 

Kilomètre 4 : Premier ravitaillement. Dans ma tête résonnent les conseils de Jean-Francois de l'année dernière. "Boire en marchant vite". Je m'exécute. Durant toute la course, je vais me forcer à "boire en marchant vite" à chaque ravitaillement. Il fait chaud, très chaud, je ne veux pas subir la course. Je veux me sentir bien, comme il y a un an. 

Kilomètre 5 : Je croise ceux qui vont dans l'autre sens. Ca m'occupe. Je cherche des têtes que je connais. J'en vois. "Allez Willy";  "Allez Florent"; finalement je croise Olivier, il a l'air en forme. On se tape dans la main. et on poursuit chacun notre route. 
Avant le premier demi-tour

Kilomètre 7 : Le premier tiers de la course s'est déroulé sans encombre. Pour l'instant je vais bien, je me sens bien. Je me dis d'ailleurs que je n'ai pas vu passer ce premier tiers. Je me rapproche du point de rencontre avec Marie-Morgane et Lilian. 

Kilomètre 8 : Je vois Marie-Morgane et Lilian. Je les rejoins pour leur taper dans la main et leur dire que je vais bien. Je prends des nouvelles d'Olivier. "Ca va". Tout va bien donc. 

Quand je croise Marie-Morgane et Lilian pour la première fois. 

Kilomètre 11 : Le premier, le deuxième et le troisième me doublent. Beaucoup plus loin que là où ils m'avaient doublée l'année dernière. Je prends la peine de les applaudir et de leur souffler un "BRAVO". Je me dis, ils ont fini dans 2 kilomètres... Ils m'en restent 10 ! Mais je ne suis pas démoralisée car je me sens bien. 
Je recroise Lilian et Marie-Morgane ! Marie-Morgane s'exclame "Quelle bombe", je me dis qu'il faut peut être pas déconner mais les encouragements me font vraiment plaisir. Surtout qu'il y a beaucoup de monde mais finalement, personne n'applaudit et n'encourage vraiment. 

👏👎

Kilomètre 12 : L'année dernière c'est là que j'avais découvert la surprise de papa et maman. Souvenez-vous, ils étaient venus m'encourager à mon premier semi sans me dire. J'avais été très émue. Je me dis que, peut-être ils seront la cette année aussi..  Une fois que j'ai passé le kilomètre 12 sans les apercevoir, je me fais une raison : les prochains supporters que je connaitrai seront Lilian et Marie Morgane dans 5 kilomètres. Alors 5 kilomètres c'est rien mais moi je me dis qu'il reste encore 30 minutes avant de les voir et qu'une fois que je les aurais vu il me restera encore 30 minutes. Le moral est là mais ça me parait tellement loin ! 

Kilomètre 14 : Les deux tiers sont faits ! Un point de côté commence à apparaître. Je me masse le ventre, je serre fort, très fort mon caillou. Ca passe mais le fantôme du point de côté reste dans l'air... Ravitaillement, eau sur le visage, orange.... J'ai lâché le groupe de la première boucle. Je suis parfaitement incapable de dire si ils sont partis devant ou si je suis partie devant. A mon avis il sont partis devant car je sens que je ralentis. Mais on arrive sur la partie du parcours où je croise les premiers. Je me sens bien, je vois encore des têtes connues "Allez Delphine", "Allez Maëlle"; "Allez Olivier". Lui ne m'a pas vu par contre. Il est moins en forme qu'à la première boucle -évidemment-. Je poursuis ma route. Je n'ai qu'un objectif en tête : Retrouver Marie-Morgane et Lilian. Il me tarde de les voir. 

Kilomètre 17 : Je n'en peux plus, j'aperçois Marie et Lilian. J'ai envie de pleurer. 😭
 Je commence à avoir mal aux jambes et puis j'en ai marre. Je le dis à Marie. "Allez Chloé, il reste que 4 kilomètres, tu vas atteindre ton objectif". Cette phrase m'a beaucoup aidé. Effectivement, il ne restait que 4 kilomètres. Je savais que je n'arrêterai pas mais j'en avais marre, je me sentais ralentir. Mais j'ai pris conscience grâce à Marie qu'il ne restait QUE 4 kilomètres. Je devais conserver mon allure pour atteindre sereinement mon objectif de moins de 2h15. Je poursuis donc mon chemin. Péniblement j'aperçois le kilomètre 18, puis l'épingle (nous faisons demi-tour). C'est une ligne droite. Ca parait tellement long...

A ce moment là, je n'en peux plus 


Kilomètre 20 : Marie et Lilian ne sont plus là, ils sont partis au stade pour voir l'arrivée d'Olivier. Je me motive avec le ravitaillement, je bois un peu d'eau. Je sais que je suis arrivée. Il reste la côte du zoo et après c'est l'entrée dans le stade. J'entends quelqu'un m'encourager, un ancien joueur de football a mon père. Ca me fait du bien. 
A l'entrée du stade, Marie et Lilian sont là, encore. Ils me précisent que je vais exploser mon objectif. Je le sais, j'avais regardé ma montre. Je suis bien. 

Derniers 100 mètres : Je vois la ligne d'arrivée. Je n'ai pas la force d'accélérer. Je suis avec un petit groupe, personne n'accélère. Je reçois des derniers encouragements : Olivier qui s'est faufilé sous la barrière. Il me parle d'un t-shirt vert, j'ai pas compris sur le coup. Mon cerveau ne recevait sans doute plus aucune information. Je me souviens avoir été contente et soulagée de le voir. 

J'aperçois le chronomètre, il affiche : 2h09:34,35,36,37,38.. Je franchis la ligne d'arrivée en moins de 2h10. Objectif atteint ! 


Après la ligne d'arrivée ! Enfin ;)


J'aperçois Marie et Lilian dans les tribunes. J'ai envie de les étouffer avec mes bras tellement ils m'ont motivée. 
💘
Un grand merci. 
💘

Je rejoins Olivier, je suis curieuse de savoir ce qu'il ressent en tant que semi-marathonien. Il l'a fait en moins de 1h50 (😮) , il a l'air content de lui. C'était encore une fois, une superbe course. 

De nouveau, je me dois de faire un petit aparté sur le bonheur que je ressens quand je cours 21,1km. Et particulièrement aux Sables d'Olonnes, le long de l'océan. 
J'incite tous ceux qui me liront à se mettre à la course à pied. Ca fait du bien, vraiment du bien. On se sent mieux dans son corps mais on se sent aussi mieux dans sa tête. 

Et n'oublions pas, le plus dur en course à pied c'est de partir de chez soi.

Retour aux sables d'Olonnes, avec Olivier, nous allons nous faire masser, puis nous rejoignons Lilian et Marie pour aller nous doucher et prendre un bon repas bien gras bien mérité ! 
🍔

A l'année prochaine ? 




Sportivement, 
Chloé 

P.S : Merci à toutes les personnes qui m'ont encouragée et félicitée. 

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